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Réunion du Groupe Projet à l'Hôtel du Département : mot d'introduction du Président Charles Buttner

Monsieur le Président du Conseil Régional, Cher Philippe, Monsieur le Président du Conseil Général du Bas-Rhin, Cher Guy-Dominique, Messieurs Willy STÄCHELE et Eduard BELSER qui nous font l’honneur de leur présence à nos côtés et que je vous présenterai un peu plus tard, Mesdames et Messieurs les membres du Groupe Projet, Mesdames et Messieurs les représentants de la presse

C’est avec un grand plaisir que nous vous accueillons, mes collègues conseillers généraux et moi-même, à l’Hôtel du département du Haut-Rhin, à l’occasion de cette deuxième réunion du Groupe Projet créé dans le cadre de la réflexion relative au Conseil d’Alsace.

La séance d’installation du 24 mars dernier, à Strasbourg, nous a permis de nous rencontrer, d’échanger et surtout de réaffirmer notre volonté commune de faire de ce projet de nouvelle collectivité, un BEAU projet et un BON projet pour l’Alsace, pour les Alsaciennes et pour les Alsaciens. A présent, voilà venu pour ce groupe Projet, le temps du travail.

La séance d’aujourd’hui ouvre en effet une série de réunions thématiques dont les dates vous ont été communiquées et qui se tiendront à un rythme relativement soutenu, ceci notamment afin qu’avec mes deux homologues du Conseil Régional d’Alsace et du Conseil Général du Bas-Rhin, nous puissions échanger entre nous, avec vous, avant cet été, sur les enjeux majeurs et les éléments fondamentaux de la future collectivité. Nous arrêterons ensuite notre projet pour le Conseil d’Alsace, projet que nous soumettrons à un prochain congrès. Afin de mieux appréhender ce que pourrait être l’organisation, le fonctionnement et les compétences du Conseil d’Alsace, il nous a semblé pertinent et audacieux de débuter ce cycle de réunions du groupe projet par une présentation des modèles institutionnels de nos plus proches voisins, et en mettant évidemment l’accent sur leur aspects les plus originaux et en s’intéressant à ce qui serait éventuellement transposable à la nouvelle collectivité alsacienne.

Pour ce faire nous avons choisi de faire appel à deux personnalités politiques, l’une allemande (cher Willi Stächele), l’autre suisse (cher Eduard Belser), dont les regards experts sur leurs institutions respectives et leur fort attachement à l’Alsace, ne manqueront pas, j’en suis convaincu, d’alimenter la réflexion et de nourrir les débats au sein de ce groupe projet. Tel est notre souhait et telle sera la vocation principale de leurs interventions que j’introduirai chacune, tout à l’heure, par quelques rapides mots de présentation.

Bien sûr, nous compterons également sur Messieurs Stächele et Belser pour nous sensibiliser aux attentes qui peuvent être celles de leurs collègues élus et des collectivités concernées, à l’égard du futur Conseil d’Alsace. Nous devons y être particulièrement attentifs si nous voulons (et nous le voulons tous) faire de cette démarche de création de la nouvelle collectivité, une chance unique d’améliorer et de développer les relations que nous entretenons avec nos voisins du Pays de Bade et du Nord-Ouest de la Suisse.

Evidemment, il s’avère à la fois impossible et probablement peu imaginable et souhaitable de transposer en l’état, les enseignements que nous allons retirer de ces interventions. Mais au-delà de la meilleure connaissance que ces dernières, nous permettront d’acquérir sur l’organisation institutionnelle de pays amis, je formule le souhait qu’elles inspirent très largement et très librement votre réflexion.

A cet égard, je me permets d’appeler particulièrement votre attention sur l’importance et la portée des missions exercées par les länder et les cantons suissses, en lieu et place des autorités centrales respectives. Un Conseil d’Alsace qui « hériterait » demain, des seules compétences accordées à ce jour aux collectivités locales françaises – Conseil Régional et Conseil Général-, risquerait de ne pas être un interlocuteur pertinent aux yeux des collectivités partenaires allemandes et suisses.

C’est précisément dans cet esprit, et afin de conférer à la future collectivité cette nécessaire « légitimité » politique, qu’il me paraît indispensable d’obtenir de la part de l’Etat français, de réelles garanties quant à un réel transfert de compétences ou en tout cas d’être en situation de bien poser nos exigences. Ceci sera d’ailleurs l’une des prochaines (et passionnantes) thématique abordée par ce Groupe Projet.

Je vais donc conclure mon message d’accueil et mon propos introductif en vous remerciant par avance pour l’attention que vous  allez accorder à nos deux intervenants mais également

- pour l’ouverture d’esprit dont vous saurez faire preuve à leur écoute,

- pour votre capacité à tirer des enseignements positifs et constructifs de ces exposés,

- et surtout, pour l’audace qui sera la nôtre quant il s’agira d’envisager ensemble, la possible transposition de certains aspects qui auront été développés lors de cette matinée.